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Adaptation de (passages de) l'ouvrage :
Le devin maudit Merlin, Lailoken, Suibhne, Textes et étude de Philippe Walter.
Depuis longtemps on s'interroge sur les origines du personnage de Merlin. Les tenants de son origine purement historique s'opposent aux partisants de sa provenance mythologique.
Au fil du temps, des thèses conciliatrices finirent par voir en lui la fusion imaginaire d'un personnage mythique et d'un personnage historique: il s'agirait d'un chef de clan nommé Myrrdin confondu avec l'Ambrosius dont parle Gildas (De excidio Britannia).
Il n'est pas évident de postuler l'existence d'un mythe de Merlin antérieur à toute les légendes médiévales qui conservent l'histoire de l'enchanteur. Une telle hypothèse est loin d'être invraisemblable dans la mesure où les écrivains médiévaux colportaient en réalité une vieille matière folklorique orale sur un résidu d'une pensée mythique ancienne.
Cependant certaines de ses particularités physiques ou psychologiques sont trop étranges ou trop archaïques pour pouvoir relever de la seule culture chrétienne. En outre, une comparaison spontanée avec des figures similaires, nettement repérées comme mythiques (le Sylvain, le Faune, l'Homme sauvage) tend à faire de Merlin l'héritier d'une longue mémoire des divinités sylvestres. Un substrat mythique ancien, probablement d'origine galloise, a servi, dans son cas, à composer une figure complexe dans laquelle le Moyen Âge chrétien a pu naturellement projeter quelques-unes de ses obsessions majeures (prophétisme et messianisme en particulier). C'est ainsi que Merlin est devenu un personnage mêlant le passé celtique voire préceltique à des pans importants de culture chrétienne.
On affirme parfois que Merlin résume le mythe de l'enchanteur; il est une sorte de dieu-druide ou de druide divin sans que l'on puisse toutefois renvoyer avec certitude ce personnage au seul passé mythologique celtique.
Saisi dans son expression la plus ancienne, le mythe de Merlin pourrait présenter des traits archaïques préindo-européens; il tournerait autour d'une figure qui n'incarnerait ni la fécondité ni la prouesse guerrière (à priori) mais bien une forme de souveraineté plutôt magique, une sorte de royauté chamanique.
Le pouvoir de Merlin semble plus spirituel que temporel. En fait le personnage pourrait bien avoir connu une évolution caractéristique qui l'aurait entraîné vers ce rôle spirituel à partir d'un statut très différent de roi guerrier ou de roi garant des trois fonctions indo-européennes (sacerdoce, guerre, fécondité).
Cette catégorie est dénommée (par Claude Sterckx) "dieux protéens des celtes et des indo-européens".
Personnage aux multiples visages, Merlin échappe aux classifications rationnelles de la mythologie positiviste. Il est toujours différent de celui qu'on attend ou pressent; il incarne une altérité fondamentale. Il est toujours autre, toujours fuyant et masqué. Il n'appartient pas aux humains puisqu'aussi bien les caractéristiques de sa naissance que les circonstances mêmes de sa vie le font échapper aux lois ordinaires du temps.
Si Lailoken (signifiant "le jumeau" est le surnom d'un homologue de Merlin dans un extrait de la Vita Kentigerni, c'est sans doute en vertu de la croyance au double. Merlin est une figure de revenant, c'est aussi une figure dédoublée qui peut prendre une apparence zoomorphe ou qui peut adopter diverses apparences humaines, c'est aussi une figure constamment associée au monde animal.
Merlin et l'oiseau devin
Une très naïve association d'idées inciterait à rapprocher Merlin du merle. La première espèce animale à laquelle se relie Merlin, par ses métamorphoses, est celle de l'oiseau.
La Folie de Suibhne raconte l'histoire du mythique Suibhne qui s'apparente aux vieilles divinités forestières. Comme Merlin, Suibhne est saisi par la folie après avoir perdu une bataille. Cette folie semble être la malédiction d'une faute commise contre saint Ronan dont il a jeté les livres dans un lac et tué un des clercs d'un coup de javelot. Au cours de sa folie, il s'envole, prenant ainsi l'apparence d'un oiseau. Comme Merlin, lui aussi vaincu lors d'une bataille, il s'établit dans les bois, perd sa femme qui rejoint un autre roi et choisit de s'établir dans un if, arbre sacré du monde celtique. En vivant dans la forêt, il acquiert une connaissance parfaite de la nature, des arbres et des bêtes de la forêt. Il finira par être assassiné par un mari jaloux, avec la bénédiction de saint Ronan qui avait prié pour sa malédiction.
Dans la Folie de Suibhne, le héros éponyme, qui est l'exact parallèle de Merlin, se transforme en oiseau. Il faut rappeler qu'en anglais merlin désigne encore de nos jours l'émérillon, petit faucon employé pour la chasse. On pourrait aussi pressentir une parenté ancienne et probablement mythique entre Merlin et le merle, plus particulièrement le merle blanc, figure traditionnelle de contes folkloriques.
L'association de Merlin et du merle paraît une confusion secondaire et sans doute tardive. Elle ne permet pas de remonter à la forme celtique ancienne du nom car elle n'est guère possible qu'en français médiéval. Cependant la piste du merle n'est pas à écarter car l'onomastique, même approximative est souvent déterminante en mythologie. Par ailleurs, les anciens textes français mentionnent un mystérieux esplumoir de Merlin, la traduction la plus évidente de l'esplumoir serait une sorte de nid où l'oiseau Merlin abandonne l'une de ses apparences animales.
On note aussi que le merle dans le monde celtique est souvent associé à la magie et à l'Autre Monde. Son nom gaélique (druid-dhubh) souligne sa relation aux druides.
Dans un épidose d'un roman français du XIIIème siècle, Merlin se déguise en barde et en devin comme s'il voulait rappeler par là l'éminente valeur de la musique, privilège des druides dans la civilisation celtique. Les personnes envoûtées par ce chant du merle sont littéralement transportées dans l'Autre Monde et vivent dans un temps différent du temps humain.
C'est aussi l'un des pouvoirs de Merlin que de pouvoir s'abstraire du temps humain et de voyager à sa guise dans le passé et dans l'avenir.
Le folklore du merle confirme au demeurant la relation mythologique, probablement ancienne, entre Merlin et cet oiseau.
Ainsi Merlin, à l'instar du merle blanc (vu dans des contes et légendes bretonnes), vient au secours de la souveraineté défaillante du roi qu'il protège. C'est une preuve supplémentaire de la dualité de la fonction royale particulièrement marquée dans le monde indo-européen.
Dans la Folie de Suibhne, Suibhne comme Merlin manifeste des pouvoirs chamaniques. Partout dans le monde, on attribue aux chamans le pouvoir de se métamorphoser en animaux. Ils se transforment le plus souvent en oiseaux car ils acquièrent ainsi le véritable pouvoir de voler. Sous la forme d'un oiseau, le chaman sait aussi escorter les âmes défuntes dans l'Autre Monde. Le vol traduit une forme supérieure de l'intelligence qui peut s'élever au-dessus de l'intelligence humaine et se rapprocher ainsi de celle des dieux.
Merlin-oiseau, c'est l'âme-oiseau qui se libère de la lourdeur terrestre.
Quoiqu'il en soit des caractères ornithomorphes de Merlin, le rapport entre le nom de Merlin et celui du merle relève plutôt de l'analogie que d'une étymologie linguistique. Merlin n'est pas le nom primitif du personnage mais une forme francisée de celui-ci.
La véritable étymologie de son nom reste fort discutée.
L'adaptation latine et chrétienne du celtique Myrddin est Martin et la forme galloise Marzin suggère un rapprochement analogique mais non étymologique avec les Marses qui passaient pour pratiquer la sorcellerie; ce nom désignait les sorciers et charmeurs de serpents.
La Vie de Merlin: un palimpseste celtique
Explication: La vie de Merlin nous est connue par un seul manuscrit complet , le Cotton Vespasian E14 conservé à Londres au BRITISH MUSEUM , dont l'auteur serait normalement GEOFFROY DE MONMOUTH. Cet ouvrage a été composé , sans doute , peu aprés 1148 sous le nom de VITA MERLINI. (Source
La Vie de Merlin de Geoffrey de Monmouth est un texte souvent cité qui se présente comme un récit légendaire construit sur les restes d'un vieux mythe passablement restauré. Les plus anciens mythes celtiques ont été conservés au Moyen Âge à travers des fragments destructurés de scénarios rituels qu'il est possible de reconstituer à partir d'une méthode comparative.
On retrouve dans la Vie de Merlin la vieille couche païenne des traditions étrangères au monde latin. Les motifs mythiques d'origine celtique y occupent une place essentielle bien que souvent intégrés au schéma narratif d'un récit biographique qui récolte bien des aspects légendaires ou merveilleux pour les insérer dans une trame pseudo-historique.
La biographie légendaire de Merlin présente quelques analogies avec les récits hagiographiques et autres légendes dorées de la littérature latine du XIIème siècle.
Un récit tel que la Vie de Merlin contient indéniablement des traditions d'origine celtique.
Merlin est habituellement considéré comme un produit tardif de la culture celtique en recomposition dans la christianisme, ses traits celtiques se surajoutent à un fond chamanique encore plus ancien. Il est possible de tenter une lecture mythologique des textes relatifs à Merlin, malgré la réécriture littéraire et chrétienne qu'ils ont subie, à condition de s'entourer d'un certain nombre de garanties.
Recourir à un comparatisme celtique et/ou indo-européen pour comprendre le personnage de Merlin, c'est se mettre en mesure de saisir la part imaginaire la plus troublante du personnage. Inversement, en rester à une description positiviste de sa folie comme expression de son insondable bizarrerie, c'est sombrer dans l'incompréhension la plus totale des textes médiévaux. Replacer les thèmes mythiques relatifs à Merlin dans le cadre rituel du temps celtique est une nécessité pour bien en dégager les aspects mythiques fondamentaux.
La méthode de décryptage des textes consistera donc à recadrer les principaux thèmes et motifs dans un contexte mythique et rituel qui privilégiera leur lien calendaire.
Les principaux épisodes de l'oeuvre suivent d'assez près le cycles des saisons.
1) Le texte débute par l'évocation d'une bataille estivale qui voit la défaite de l'armée de Merlin.
2) La défaite militaire est pour Merlin le début d'une période de folie qui dure jusqu'à l'hiver.
3) Capturé de force et ramené à la cour, Merlin de livre à une première prédiction à l'époque où les feuilles tombent des arbres, puis après une véritable crise d'hilarité, prédit trois morts apparemment différentes pour un seul même personnage.
4) Plusieurs années passent. Il retourne dans la forêt et aperçoit un jour dans les astres le remariage de sa femme. Monté sur un cerf, il encorne son rival avant d'être capturé une deuxième fois.
5) Il profère deux nouvelles prédictions qui se vérifient aussitôt avant de rejoindre dans sa forêt une demeure spéciale, véritable observatoire astronomique qui lui permet de mieux connaître les secrets du temps et de la destinée.
6) Au printemps, l'apparition miraculeuse d'une source permettra à Merlin de guérir de sa folie. Une longue discussion avec Taliesin traite de questions de cosmologie. L'apparition d'un troisième personnage (Maeldin, guéri lui aussi de sa folie) constitue à la fin de la Vie de Merlin une triade de devins. Le texte se conclut sur les prophéties de Ganieda, soeur de Merlin, qui décide à son tour de vivre dans la forêt en compagnie des trois devins.
La guerre perdue (les calendes de mai)
La Vie de Merlin rappelle d'emblée le statut royal de Merlin. Il est présenté comme roi et devin. Merlin représente l'aspect de la souvenraineté qu'on peut qualifier de magique. C'est parce qu'il est détenteur de pouvoirs surnaturels que Merlin détient le pouvoir sur les Hommes. C'est parce qu'il est initié à une science inaccessible au commun des mortels qu'il peut dominer le destin des Hommes.
La folie qui saisit Merlin au début de la Vie de Merlin est présentée comme la conséquence d'un conflit guerrier, la défaite militaire vaut au roi Merlin une transformation physique et mentale. Incarnant primitivement la souveraineté sous son double aspect (guerrier et magique), Merlin se trouve dépossédé par sa défaite de la souveraineté guerrière, il doit désormais se contente de la seule souveraineté magique. Ultérieurement, les textes français distribueront respectivement sur le personnage d'Arthur et celui de Merlin chacune des deux formes de la souveraineté.
Dans la vie de Merlin, le terme servant à désigner la folie de Merlin est rabies, c'est-à-dire une rage, une frénésie qui s'apparente aussi à la fureur ou au délire des êtres envoûtés par une possession diabolique.
La rage obéit généralement à un déterminisme astral car elle est provoquée par la conjonction de planètes maléfiques.
En effet, tout concourt à faire de la mélancolie furieuse de Merlin une maladie saisonnière, liée au cycle des saisons, et plus particulièrement à une date critique du calendrier celtique: les calendes de mai.
Dans la Vie de Merlin, la folie de Merlin débute au moment de la période "rouge" (Rogations). Les Rogations d'origine gauloise correspondent à trois jours de pénitence et d'expiation qui tombent obligatoirement en mai et qui visent à lutter contre les puissances maléfiques menaçant la fécondité à ce moment précis de l'année.
A compter de cette malédiction, Merlin mène l'existence d'une véritable bête sauvage et enragée. Il se transforme en homme-bête, il vit sur un mode primitif d'existence qui est celui des divinités sylvestres, hommes-loups ou hommes-chiens.
Merlin, homme sauvage
Ce séjour forestier prend d'autant plus de signification que la forêt est, dans l'univers celtique, un sanctuaire, un lieu de résidence des divinités. Par son séjour sylvestre, Merlin devient la divinité des bois. Il lui arrive d'utiliser des cerfs comme monture et durant l'hiver de vivre en compagnie d'un loup gris (dans cette description Merlin se rapproche des figure chamaniques des peuples altaïques).
L'invocation de Merlin au loup souligne la sollicitude singulière de l'enchanteur pour les bêtes sauvages en général et pour le loup en particulier. Merlin sait parler aux animaux et se faire comprendre d'eux.
Toutefois, la compagnonnage de Merlin et du loup est si marqué qu'il incite à se demander si cette association ne va pas bien plus loin qu'une simple complicité de circonstance. Dans les textes en anciens français on sait que Merlin possède une apparence ursine à sa naissance, il possède donc déjà en naissant les caractères d'une bête sauvage comme s'il avait été à la fois en lui un être humain, un être divin et un animal. En poursuivant l'enquête, on voit que Merlin (texte écossais) se nomme Lailoken (le jumeau), on en vient alors à se demander si la jumeau mythique de Merlin ne serait pas justement le loup lui-même, alias Blaise (texte français) un des noms celtiques du loup. Merlin et Blaise seraient alors deux jumeaux mythiques à l'instar de Valentin et Ourson dans un roman du Moyen Âge tardif. • Commentaires :
Depuis l'aube des civilisations, les prophéties ont toujours fascinées les hommes, ils font appel aux devins pour connaître leur avenir.
On connait les prophètes hébreux mais même si la tradition hébraïque peut se prévaloir de leur importance historique, les autres civilisations et religions ont eu et ont leurs prophètes célèbres.
Le mot prophète vient du grec : "pro = avant" et "phemi = je dis", le mot prophète définit une personne qui proclame les commandements divins et annonce l'avenir. La prophétie est un verdict prononcé par Dieu, l'intermédiaire qui est le prophète est inspiré sans le demander, l'homme devient alors l'instrument de Dieu et non son interlocuteur.
Les prophètes sont également appelés : devins, pronostiqueurs, chronocracteurs, horoscopantes, épilogistes, voyants, visionnaires, médiums, bonnimenteurs, oiseaux de mauvaise augure.
La prophétie en plus de réveler l'avenir porte également sur les choses cachées et les choses secrètes, les récompenses ou les châtiments divins.
Selon le Dictionnaire pratique des sciences occultes de Marianne Verneuil => "prophète, prophétie : on appelle prophète tout voyant énonçant des prédictions ne concernant pas une personne, mais des évènements d'ordre général (...) Un homme ne peut rien prédire avec certitude s'il n'a pas liquidé les problèmes de son égo. (...) Entre les devins et les prophètes, les religions établissent généralement une distinction toute arbitraire. (...) la plupart des prophéties ont un fond analogique authentique, et que l'on ressent, sans l'expliquer, l'authenticité de ce fond.
Avant le christianisme, l'oracle (latin oraculum) était un énoncé ou un verdict, il était verbal, c'était en fait une réponse de la divinité interrogée à une question précise. Toutes les religions polythéistes ont eu leur prêtres et sorciers capables de recevoir l'oracle et de l'interpréter.
Présage est un mot provenant du latin "prae = avant" et "sagire = avoir les sens ou l'esprit subtil". Les présages ou augures sont des signes qui permettent de deviner l'avenir. Cependant l'augure se rapproche plus de l'oracle que le présage, car c'est la recherche et l'interprétation codifiée par des lois augurales. L'augure peut aussi se rapprocher de la superstition.
Le vol des oiseaux fait partie des plus anciens présages. Dans les populations primitives, les signes du présage se situaient dans la plupart des actes et des incidents de la vie, les animaux en particulier avaient une place très importante dans les présages.
Un peu d'histoire
L'antique Mésopotamie et la Perse ont connu l'une des premières civilisations où se sont développé les arts divinatoires, en particulier l'art de l'oracle et de la prophétie.
Dans les archives des civilisations on trouve les premiers rituels de magie et d'astrologie. L'importance du zodiaque sumérien n'est plus à démontrer, c'est de là que les constellations ont eu des noms de Divinités; les grecs en héritèrent et par la suite toute la civilisation occidentale. D'après les écrits retrouvés on a découvert l'importance de l'interprétation des présages, des augures et signes, des rêves et de la lectures des viscères d'animaux.
Dans l'antiquité Egyptienne, il y a une pluralité de Dieux, le peuple égyptien a été le peuple le plus religieux de l'antiquité. Les devins et les prêtres habilités ne pouvaient donc que multiplier les oracles sur tous les sujets de la vie quotidienne des grands de l'Egypte.
Les prophètes Hébreux sont les prophètes bibliques qui ont réagis contre l'apostasie de leur époque. Ils s'opposaient fermement à la tentation et aux pratiques et croyances du paganisme, ils se battaient pour l'affirmation du monothéisme et du messianisme. Les prophètes hébreux étaient toujours des prédicateurs. Des écrits apocalyptiques ont été abandonnés par les juifs et repris par les chrétiens à travers la canonisation de l'Apocalypse de St Jean (de Pathmos ou Patmos). Les prophètes d'Israël ont contribué à créer cette littérature prophétique si caractéristique de l'Ancien Testament.
Les arts divinatoires de la Grèce et de Rome sont du domaine réservé aux castes des prêtres, tout reste secret et anonyme. Pour eux l'oracle est le meilleur moyen d'interroger les Dieux, d'où les Pythies. Il n'y avait pas que la Pythie des Delphes, mais de nombreuses Pythies (vierges et belles) qui se relayaient dans le Temple d'Apollon. C'était uniquement le prêtre qui interprétait les propos incompréhensibles de la Pythie. Parfois l'oracle utilisait un coq et des grains de blé.
A Rome, les aruspices (ou augures) étaient des prêtres qui en examinant les entrailles d'animaux, parvenaient à tirer des présages. Mais ils voyaient aussi des augures dans les animaux, la météo et ils en créaient des prophéties qui étaient toutes consignées dans des registres appelés "Annales".
Quelles que soient la nationalité ou la confession des prophètes, c'est majoritairement la France qui revient sur le devant de la scène des prophéties et prédictions; les autres puissances européennes n'ont jamais fait l'objet d'autant de prédictions que ce pays.
Quelques prophètes célèbres:
=> Apollonius de Tyane
=> Saint Agape
=> Saint Thaïs
=> Al Farabi
=> Saint Malachie (Mael Maedoc Ua Morgair)
=> Merlin l'Enchanteur (Myrddhinn)
=> Jean de Jérusalem
=> Sainte Hildegarde de Bingen
=> Michel de Nostre Dame (dit Nostradamus)
=> Sainte Odile
=> Papus
=> Catherine Emmerich
=> Saint Germain
=> Cagliostro
=> Catherine Labouré
=> Le Curé d'Ars
=> Jeanne Dixon
=> Edgar Cayce
Les grands prophètes
Les petits prophètes
Bien sûr il y en a d'autres...
Quelques prophéties: cliquez ici
Autres prophéties : cliquez ici
Liste des prédictions de la fin du monde : cliquez ici
Adaptation de quelques passages de l'ouvrage : Le Grand livre des Prophéties de Serge Le Guyader aux éditions Trajectoire. Je recommande d'ailleurs ce livre très bien documenté, beaucoup de recherches sont à faire dans le domaine des prophéties et des prophètes, il est quasiment impossible de trouver un livre réellement complet, il revient donc aux intéressés de faire leurs propres recherches, comprenez donc que cet article n'est qu'une minuscule présentation des prophéties en particulier et définitions des oracles et présages.
• Commentaires : Depuis des années je tire les cartes, cela m'a passionnée dès que j'ai découvert cela, donc vers les 13/14 ans, mais j'ai vraiment commencé à 14 ans avec les jeux de ma mère qui n'était pas cartomancienne mais qui s'y intéressait.
Mes premières vraies cartes ont été l'Oracle de Belline que j'utilise toujours, il a été le premier support de mes visions et intuitions, parfois il me faisait peur, disons que je me rendais compte que plus je pratiquais et plus je m'ouvrais à différents plans et des phénomènes plus ou moins étranges arrivaient dans ma vie. Donc pendant quelques années je l'ai délaissée par appréhension de découvrir de nouvelles choses que je ne connaissais pas. Puis l'appel étant le plus fort, je m'y suis remise, toujours fidèle à cet Oracle, pour m'entraîner j'offrais des consultations gratuites à mon entourage puis sur des forums.
Puis je me suis offert il y a quelques années un nouvel oracle, l'Oracle de la Triade, je n'ai pas tout de suite accrochée car niveau esthétique il est l'inverse du Belline mais j'ai découvert grâce à cet oracle de nouvelles possibilités dont les tirages sur l'évolution spirituelle et les pratiques ésotériques.
Grâce à une amie, j'ai compris que pour développer ses capacités de voyance il n'y a rien de tel que la pratique, donc dans un premier temps je me suis mise à faire des exercices de voyance sans support grâce à des photos de gentils "cobayes".
J'ai donc décidé d'expliquer la façon dont je réalise la voyance si ça peut en inspirer quelques uns.
Pour chaque voyance j'ai besoin d'une photo de la personne (visage) de son prénom et âge. Je ne veux jamais de résumé de sa vie ou connaître sa vie et je ne veux pas de question.
Pour commencer je me fixe uniquement sur la photo, je note les intuitions, images, mots qui me viennent et je résume, cela me donne un premier aperçu de la personne à qui j'ai affaire. Il m'arrive de voir dans les anciennes vies si celles si sont très marquées surtout négativement genre magie noire, là ce sont des scènes qui défilent devant mes yeux c'est très furtif mais compréhensible. Ou alors je ressens les énergies de la personne, si elle a un problème d'entité ou une personne proche d'elle nuisant à son évolution spirituelle, etc, les cas sont très variés.
Mais il arrive que je ne ressente rien et là c'est gênant pour moi, mais étant donné que je ne fais que des tirages (à la suite) niveau éso-spirituel cela me donne un gros indice dans l'interprétation des tirages à venir pour la personne, cependant il peut arriver qu'en dehors de ça on n'est pas d'atome crochu avec la personne même sans la connaître, simplement en ressentant ses énergies, on ne la sent pas, c'est comme dans la vie quoi lol là en général je fais un blocage direct et je préfère dire que je ne pourrais pas faire de voyance.
Ensuite je passe aux tirages avec l'Oracle de la Triade:
Pour chaque tirage j'ai ma façon personnelle de procéder, je vous explique mais à chacun sa méthode.
1/Je bats les cartes en fermant les yeux et en visualisant la photo de la personne et en affirmant par exemple "passé spirituel et ésotérique de X"
2/ Je coupe, là très important, la carte de coupe pour moi influençe le tirage, c'est à dire que je me base sur elle pour la suite de l'interprétation, c'est la carte maîtresse du tirage.
3/ Je mets mes cartes en éventail dans ma main, avec l'autre main je touche une à une les cartes en allant et venant sur l'éventail tout en fermant les yeux et en essayant de visualiser la personne, quand l'image est nette je prends la carte sur laquelle mes doigts étaient au moment où je la visualisais parfaitement. Et ainsi de suite pour le nombre de cartes désirés.
Premier tirage pour voir s'il y a des influences négatives sur le consultant.
Deuxième tirage pour faire un premier point sur l'évolution du consultant dans sa globalité.
A la suite de ces tirages, j'affine les points qui me semblent importants, comme par exemple nature des influences positives ou négatives , capacités (en général je le sais en me connectant via la photo, mais en cas de capacités latentes cela peut aider à les repérer si elles ne sont pas perceptibles avec la photo), peurs ou obstacles qui empêchent le consultant d'évoluer correctement, présence ou non d'entité (avec la photo mais étude approfondie de la raison de sa présence grâce à la cartomancie).
Ensuite je réalise un tirage de plus pour confirmer ou approfondir sur les capacités du consultant.
Parfois il arrive que rien ne m'est accessible sur les capacités, les raisons étant:
- Important problème énergétique décelé et mis en priorité dans la voyance.
- Le but de la personne n'est pas de développer ce domaine dans cette vie et rien ne ressort de spécial, dans ce cas je peux tout de même voir l'évolution spirituelle et le travail à réaliser au niveau énergétique, ces personnes ayant très souvent des chakras sous-actifs, des stagnations énergétiques.
Je fais ensuite un tirage pour les 6 mois à venir.
Je termine par des tirages de runes pour confirmer et affiner ce que j'ai vu plus haut.
Pour finir, je tiens à dire que mes cartes pour moi sont sacrées, ce sont de véritables outils que j'aime et respecte, il me semble que c'est important à dire, par ailleurs on a pas forcément tous des capacités de voyances, et tous les voyants n'ont pas les cartes comme support .... ainsi qu'il n'y a pas que les deux oracles cités qui conviennent aux autres, c'est une question de feeling, personne d'autre que vous ne peut choisir votre outil.
Et le mot de la fin: si vous pensez que la cartomancie est faite pour vous, ok, mais entraînez-vous et ne baissez pas les bras. • Commentaires :
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